Nous avons les joues bleues à force de les tendre et les retendre à la claque. Jusqu’où pourrons-nous résister devant la monstrueuse et malveillante entreprise d’enrichissement d’une minuscule minorité face aux 90% de la planète ?
Vue de France, la mollesse de réaction face au durcissement néolibéral est proprement consternante. Je ne parle même pas du PS exsangue, qui de toutes façons jouait depuis longtemps de pactes avec le patronat, et encore moins, bien sûr, du FN, récupérateur de haines en tous genres. Le discours d’un Mélenchon n’est en réalité pas beaucoup plus convainquant et se fourvoie volontiers dans l’islamo-gauchisme…
Pour reprendre une ancienne comptine évoquant le royaume de France en 1420, réduit alors à la portion congrue : « Les amis que reste-t-il ? Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme… »
Au-delà de tout chant de ralliement, et face à un tel marasme, la tentation du repli est grande ; les « hommes (et les femmes !) de bonne volonté », ceux qui devaient bénéficier de la « paix sur la terre », se sont terrés sous la couette !
Cet isolement des individus, savamment orchestré, est évidemment la conséquence d’un « diviser pour régner » émanant d’un pouvoir oligarchique et classiste dirigé par la finance mondialisée. Les contestataires éparpillés sont alors comme les grains de la parabole du semeur…
Le formatage d’un système éducatif parfaitement démagogique, les incessantes sollicitations d’une société de consommation, tout comme la surinformation, avec son cortège de fake-news et de manipulations médiatiques, l’inanité des programmes de télé, le désert affectif et pollué des réseaux sociaux, semblent autant de perversions sorties de la boîte à outils des oligarques. Le tout dans le seul souci d’un profit immédiat, au plus grand mépris de la planète, qui se dirige inéluctablement vers sa sixième extinction massive et marquera ainsi (enfin ?) la fin du néfaste anthropocène.
On pourrait, en réalité, remonter jusqu’à la « fondation du monde » pour constater (comme le fait René Girard) que la violence, brute, animale, sans état d’âme, est en réalité fondamentale, sinon fondatrice. N’y a-t-il alors rien à faire face à cette fatalité tout simplement « humaine » ?
Révoltés, nous le sommes quasiment dès la naissance ; mais confrontés à ce Behemoth, la « bête ingérable » du Livre de Job, nous n’opposons le plus souvent que la colère de l’impuissance. Restent les « bons moments », un carpe diem qui s’avère souvent bien malingre devant tant d’adversité. Et il est vrai que tant de lutte devient, à force, harassante et laisse peu de répit. Vis-à-vis de ce découragement reste la timide espérance, tapie au fond de la boîte de Pandore.
On aurait alors envie de crier : « Debout, les parias de la Terre, pour un baroud d’honneur ! »
Iu Porter






2 respostes
Avui sentia el Sánchez dient al Senat que el PIB espanyol (47 milions d’habitants) és igual al de 32 països africans (1200 milions d’habitants) Ens enganyen! Son els 4 de l’íbex 35 els qui desequilibren la balança.
20/6, 07:46] Mercé: On peut le dire plus aut, mais pas plus clair…
[20/6, 08:03] Amadeu: Je pense qu’il ne faut pas semer la peur mais l’espoir.
[20/6, 08:06] Amadeu: Si on est capable d’agir bien organisés… Partis poliques de gauche… même sindicats.
[20/6, 08:18] Mercé : 🤦♀nous, les travailleurs, ça fait beaucoup des siècles que on seme l’espoir…🤷🏼♀
[20/6, 08:22] Amadeu: La difference réside dans l’organisation.
[20/6, 08:27] Mercé : qui te la paella pel manec, sempre fa balla les castanyes com vol…